Les chaapiens et chaapiennes ont vécu du 8 au 12 juin 2026 une semaine exceptionnelle !
En effet, nous sommes allés à L’échangeur pour suivre un atelier de 18h, atelier mené par Milena Gilabert & Arianna Aragno, deux formidables danseuses qui se sont complétées à merveille. Arianna a pu transmettre son énergie, faire découvrir la partition, impulser la force de la chorégraphie, et Milena, tout en accompagnant les ateliers, a su prendre soin des corps. Ce stage a ainsi exploré à la fois le corps en mouvement et les effets du mouvement sur le corps (en nommant ces effets, en identifiant les muscles ou les os…).
Cette double attention sur le soi est lié à la nature du projet. Elle met en mouvement une action répétitive : celle de sauter !
Le saut comme mouvement à tenir, comme mouvement à faire évoluer, à faire fleurir par chacun des danseurs et chacune des danseuses. La variation, l’appropriation de la partition a été un enjeu fort, car on ne saute pas sur demande. On ne cherche pas à faire de nos chaapiens et chaapiennes des élèves obéissants (« allez-y sauter. »), mais bien des personnes qui donnent du sens aux choses, et qui prennent le goût à l’effort !
Comment maintenir des sauts durant près de 20mn?
Il faut une intention.
Pour quoi ou pour qui saute-t-on?
Chacun et chacune, secrètement, a pu puiser cette énergie dans ce qu’il ou elle a de plus personnel. « je saute pour ma grand-mère qui ne peut plus le faire », « je saute pour évacuer la colère » …
Si à l’école, les enseignants se doivent de comprendre le cheminement des choix des élèves (la justification nécessaire permettant de valider ou non les compétences) ici, l’intime est le moteur du travail. On ne partage pas comme cela l’intime ! Alors chacun et chacune peut le garder en soi et pour soi. C’est la force de l’art: mettre dans un projet des intentions personnelles qui dépassent le projet des adultes.
Tel pour Sisyphe, comment trouver la force de continuer à répéter un geste qui n’a pas de finalité autre que de le faire à nouveau?
N’est ce pas un formidable projet pour questionner cette absurdité qui résonne parfois en nous ?
Donner du sens à ce qu’on fait, donner du sens au monde pour pouvoir le vivre pleinement.
Le collectif, l’entraide sont des mots qui résonnent encore en eux. Car ce projet est un projet qui se partage. Débuté en tant que spectacle solo par Julie Nioche, ce projet s’est mis à être essaimé dans le monde entier !
Nos chaapiens et nos chaapiennes sont donc maintenant des Sisyphe. Ils appartiennent à ce groupe ! Ils ont en eux ce qui les rapproche des autres. Désormais, ils ou elles pourront danser lors d’autres représentations ! A suivre donc !
En septembre, c’est lors de la fermeture du centre Pompidou à Paris que des Sisyphe (pas de « s » à Sisyphe) ont dansé juste avant de fermer les portes de ce magnifique musée !
Ce projet dépasse le collège, dépasse la ville pour faire entrer nos élèves dans un collectif de danseurs et danseuses à l’échelle du monde.
Transmettre la danse pour tisser des liens entre nous. Transmettre la danse pour faire naître l’individu au sein d’un groupe.
Je n’en écris pas plus, car il faut aussi que vous ayez quelques surprises !
A noter dans vos agendas : le 24 septembre 2026 à 19h00, les « chaapiens et chaapiennes Sisyphe » ouvriront le festival c’est comme ça ! pour fêter ses 20 ans ! Venez nombreux et nombreuses !
Quel honneur ! Merci à Christophe Marquis de nous faire confiance !
Un lien sera prochainement donné pour montrer le making-off du projet !























